ILS ONT DIT ...ILS ONT ECRIT ...

Jacques Chirac, Président de la République

...J’ai bien connu Pierre Dumas.  J’avais pour lui une très grande estime et une profonde amitié.…Pierre Dumas était un homme d’engagement.  Sa fidélité n’avait d’égale que sa générosité et son charisme rayonnait.  Il était passionné par l’exercice de ses responsabilités et il les assumait en faisant preuve d’un prodigieux talent d’entrepreneur que son intelligence, son énergie, sa ténacité et un remarquable sens du dialogue secondaient admirablement. Il a mis l’ensemble de ces qualités, réunies chez lui de façon peu commune, au service de notre pays, de la Savoie et de Chambéry...   Son amour pour la France a été la ligne directrice de sa vie….  

 

Valéry Giscard d’Estaing, Ancien Président de la République

… Nous avions l’occasion de travailler souvent ensemble parce qu’il était chargé des relations avec le parlement, et qu’en tant que ministre des finances j’étais constamment en relation avec le parlement…. C’était un homme très courtois, à l’esprit ouvert et à l’expression conciliante et ferme.  Il appartenait comme Olivier Guichard, au groupe des hommes d’Etat du gaullisme libéral qui ont très bien servi la France.

 

 

Pierre Messmer, Ancien Premier Ministre, Chancelier de l’Institut de France

L’action de Pierre Dumas comme Secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement a été une fonction très difficile, et dans toutes les questions difficiles Pierre Dumas faisait preuve, à la fois, d’une loyauté et en même temps d’un sérieux et d’une rigueur qui ont conquis mon admiration très rapidement

 

 

Michel Barnier, Ancien Ministre

…Un homme qui a su faire partager son admiration et sa fidélité pour le Général de Gaulle à tant de jeunes savoyards.... Un homme qui servait et respectait l’Etat.  Un homme qui aimait passionnément Chambéry, la Savoie et la France.  J’ai à cet instant pour Pierre Dumas une reconnaissance infinie.

 

 

Louis Besson, Ancien Ministre, Maire de Chambéry

… C’était un homme combatif dans ses idées, mais qui tenait beaucoup à ce que l’expression d’autres idées aient leur place.  C’était un homme de parfaite loyauté.... Quand j’ai pris la décision d’être candidat aux municipales en 1989, il en a été le premier informé… Je le revois sortant sous les applaudissements de toute l’assemblée quand je l’ai accompagné alors que je venais d’être élu…

 

 

Hervé Gaymard, Ancien Ministre

… Avant d’être une légende, Pierre Dumas était d’abord un homme, un vrai… Cet homme-là n’était pas de ceux qui disent « je ».  C’est la marque des plus grands…Au Gouvernement, dans ses fonctions successives, notamment aux Relations avec le Parlement dans les années difficiles avec le Sénat, il marque profondément son passage, comme l’attestent les témoignages de Jacques Chirac et Valéry Giscard d’Estaing, ainsi que  les archives désormais publiées ….à l’ONU, il présidera la délégation française, il laissera un grand souvenir.   Des diplomates africains en parlent encore. …Pour les savoyards, il a toujours été l’élu, au sens étymologique du terme, parce qu’il était une référence, une incarnation d’une certaine idée de la Savoie et de la France qui les supposait et les dépassait à la fois.

 

 

Alain Mérieux, Premier Vice-Président de la Région Rhône-Alpes

Pierre menait à la Région Rhône-Alpes ses affaires avec une idée précise de ce qu’il fallait faire,  avec une très grande persévérance, sans dévier, et avec une affabilité totale.  C’était un interlocuteur hors du commun avec lequel j’ai eu un très grand plaisir à travailler et pour lequel j’avais une très grande admiration.   Le TER Rhône Alpes a connu son départ et son vrai développement grâce à Pierre Dumas qui avait des idées très ambitieuses. La région Rhône Alpes, à sa demande, était région expérimentale, c’était le plus grand TER de France donc très important pour la région et il profitait de cette expérimentation pour très rapidement engager la rénovation des gares, etc.  Pour moi c’était l’expérimentation régionale dont il était à la fois l’acteur et un acteur totalement convaincu.

 

 

Lucien Neuwirth, Membre Honoraire du Parlement

 Pierre Dumas essayait toujours de comprendre son interlocuteur.  C’était un homme d’écoute.  On se sentait en sécurité avec lui.

 

 

Jean de Préaumont, Membre Honoraire du Parlement

Pierre Dumas était d’un pudeur exceptionnelle .  Un refus de l’impossible, de la médiocrité.  Il avait un attachement à sa ville et à sa province qui était extraordinaire

 

 

Léon Grosse, Fondateur Bienfaiteur de la Fondation Pierre Dumas

...Je connais Pierre Dumas depuis  55 ans. Il animait les associations savoyardes de la capitale alors que j’étais étudiant à Paris…..Je peux dire que notre collaboration fut particulièrement exemplaire.  Il était d’une totale rigueur.  Notre amitié l’était à ce prix. Sur le plan politique, j’ai pu constater, en Savoie particulièrement, son intelligence, sa sagesse, son esprit de conciliation et sa ténacité…

 

 

Jean-Pierre Hugueniot, Président de la Chambre de commerce et d’industrie de la Savoie

...Toujours soucieux de l’intérêt général, visionnaire, brillant technicien, il était aussi un grand humaniste et un homme de cœur. Si la maladie l’avait éloigné de la vie publique, il n’en restait pas moins une personnalité de référence de la vie savoyarde, celui auprès duquel on se tournait pour recueillir l’avis toujours aussi pertinent.

 

 

Louis Gallois, Président de la SNCF

…J’avais pour lui, pour ce qu’il a fait notamment auprès du Général du Gaulle, la plus profonde estime.

 

Paul Rivier, Président de TV8 Mont-Blanc

...Le travail qui a été fait par TV8 Mont-Blanc (ndlr Patrice Mallet, Jean-Paul Crespi, Mélanie Bois) exprime la grande considération pour l’homme d’Etat exceptionnel qu’était Monsieur Pierre Dumas.

 

 

Colonel Pierre Desroche

...Pour moi Pierre Dumas dans ces années noires (1940-45), c’est la lumière qui s’allume et puis on n'a plus  qu’à suivre le chemin qu’il nous a tracé.

 

 

Raphaël Sandraz, journaliste

Pierre Dumas, bâtisseur

Mon premier, sinon mes premiers souvenirs durables de Pierre Dumas sont nés avec mon métier. Sans doute aurais-je dû, préalablement, connaître un bout de cet homme, une remarque, une impression ? Mais lorsque je reprends en 1997 la suite de Jean-Pierre Salomon à la direction de l'hebdomadaire La Maurienne, mes priorités portent sur la continuité de l'œuvre médiatique ; une action d'envergure et pluri générationnelle que je ne veux pas décevoir.

C'est alors que j'appréhende mieux ce qu'on appelle en ces temps le "grand chantier" (le Tgv Lyon-Turin est encore loin dans les esprits). Témoin des premiers bouleversements du paysage de la plaine d'Aiton, je constate l'arrivée à pas mesurés de l'autoroute de la Maurienne. Poussé par la curiosité induite, voire nécessaire de mon activité, j'en viens à me pencher sur les détails, les recettes de cette "Voie des Alpes". Rapidement, un patronyme s'impose comme la réponse à mes interrogations, "le" pierre triangulaire de l'opération portée par la Société Française du Tunnel Routier du Fréjus. Les années qui suivront, les articles qui viendront, les réunions et inaugurations, ces occasions m'amèneront à découvrir un personnage attachant, étonnement accessible, humble malgré une intelligence latente, un propos pertinent, un sens diplomatique affirmé. Me préservant de toute influence politique ou courant de pensées, déontologie oblige, j'en garde néanmoins l'image d'un homme grand ! Par la taille, sa silhouette longiligne et les valeurs humaines qu'il porte. Et passionné par "sa" Maurienne, "sa" Savoie, l'€urope qui devra demain compter avec cette nouvelle trace routière dans les Alpes.

Je n'ai rien oublié des critiques à l'encontre du "couloir à camions" ; rien non plus des espoirs revenus chez les simples automobilistes apaisés de s'approprier à nouveau une RN 6 "nettoyée" du balais meurtrier des poids lourds aspirés par l'Italie et l'€urope du Sud. Aucun  mot trop haut, aucune condamnation ne me revient à l'esprit, mais plutôt une volonté d'explication, de précision.

Me reste par contre en tête un moment rare et précieux, ce rendez-vous logé dans son bureau de la place chambérienne pour y évoquer justement la (pré) destinée de l'A 43 mauriennaise. Une heure à bâton rompu sans effet de manche, couchant quelques idées sur l'après 2000. Forcément intrigué, je ne pouvais me résoudre à ignorer le passé d'un homme qui me surprenait par son désir intense de bâtir. Quelques recherches m'apprenaient ses parcours, ses vies, ses carrières publiques. D'abord la direction commerciale des cartonneries de la ville où j'ai grandi, des années plus tard ; puis ses actions en faveur du tourisme, de l'action sociale. Après la résistance et le Gaullisme, j'avais sous les yeux un témoin, un sénateur, un député, un conseiller régional, un conseiller général, un maire. Diantre ! Je le savais aussi engagé dans le parc national de La Vanoise. Forcément, chaque discussion avait une saveur singulière, tranché par le saut des générations qui étaient les nôtres ; lui qui aurait pu être mon "papy Pierrot".

Parce que la confusion est aisée pour le lecteur mal intentionné entre l'appréciation d'une personne, fut-elle homme politique, et l'écriture partisane ; rien n'aura transpiré de nos appréciations réciproques, sinon  un modeste merci que j'osais signer en 1998. Un édito de janvier. Que je referais à l'identique aujourd'hui.

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FIN.